Crédit Agricole 16,22 € -1,88 % Air Liquide 167,94 € -0,40 % Airbus 187,26 € -0,10 % Alstom 15,78 € -1,65 % Danone 59,28 € +0,85 % BNP Paribas 89,20 € -2,41 % Carrefour 16,15 € +1,22 % Capgemini 110,85 € -0,05 % AXA 41,42 € -1,45 % Vinci 106,95 € -0,97 % Dassault Systèmes 21,59 € -0,09 % Edenred 27,66 € -1,67 % EssilorLuxottica 143,00 € -2,49 % Bouygues 40,63 € -0,25 % Engie 22,71 € -0,13 % Eurofins Scientific 75,70 € -1,07 % Société Générale 62,50 € -2,25 % Thales 215,70 € -0,32 % Kering 206,55 € -2,57 % Legrand 138,00 € -2,23 % LVMH 380,90 € -1,94 % Michelin 33,08 € -1,46 % ArcelorMittal — L'Oréal 374,05 € -0,09 % Orange 14,23 € -0,14 % Publicis 95,28 € +0,02 % Pernod Ricard 61,10 € +0,39 % Hermès International 1 262,50 € -1,37 % Renault 26,04 € -2,69 % Safran 310,80 € -2,69 % Sanofi 70,93 € -1,23 % Saint-Gobain 64,76 € 0,00 % Stellantis 3,99 € -3,32 % STMicroelectronics 47,99 € -3,83 % Schneider Electric 261,10 € +2,57 % Teleperformance 69,96 € -1,13 % TotalEnergies 77,58 € +2,86 % Unibail-Rodamco 85,98 € -3,22 % Veolia 30,89 € +0,16 % Worldline 10,21 € -1,54 %
Finance

Verpack mise sur un nouvel investisseur pour moderniser son outil industriel et accélérer son expansion européenne

eti_news ·

Avec 530 salariés et un chiffre d’affaires attendu de 60 millions d’euros en 2026, Verpack prépare une nouvelle étape de développement. L’arrivée minoritaire d’Aldebaran Capital Partners doit soutenir la transformation industrielle de cette ETI française et son expansion européenne.

L’opération, annoncée le 23 septembre 2026, conserve un élément central : le contrôle familial. Derrière le changement d’investisseur, l’enjeu consiste à améliorer la compétitivité des emballages haut de gamme, sans abandonner la maîtrise entrepreneuriale du groupe. Le communiqué d’Aldebaran sur son investissement dans Verpack présente une ambition européenne.

Un marché où la conception devient un levier concurrentiel

Verpack fabrique des étuis et des coffrets en carton pour le luxe, la beauté, la mode, l’épicerie fine et les spiritueux. Son organisation couvre la conception, l’impression, le façonnage et la logistique. Le groupe compte cinq sites de production français et un site tunisien, selon le communiqué de l’investisseur.

Cette intégration prend une importance particulière avec le règlement européen sur les emballages et leurs déchets, dit PPWR. Applicable depuis le 12 août 2026, il vise notamment la réduction des déchets et l’amélioration de la recyclabilité. Le Conseil de l’Union européenne détaille les nouvelles règles sur les emballages et leurs échéances progressives.

Pour une ETI du secteur, l’enjeu dépasse donc l’augmentation des volumes. Il consiste aussi à concilier présentation premium, limitation des matières et contraintes industrielles. Dans cette perspective, la capacité de Verpack à travailler dès la conception constitue un levier stratégique, plutôt qu’un simple service complémentaire.

Un LBO secondaire, avec maintien du contrôle familial

Aldebaran intervient par l’intermédiaire d’Aldebaran Transformation Fund I et prend le relais de Crédit Mutuel Equity, actionnaire depuis 2020. La famille Viers et l’équipe de management conservent ensemble la majorité du capital et réinvestissent dans l’opération. Le conseil des vendeurs, Pax Corporate Finance, confirme la structure du LBO secondaire de Verpack.

Stéphane Viers reste président et conserve la majorité des droits de vote de la holding. Cette continuité distingue l’opération d’une cession de contrôle classique : le groupe change de partenaire financier, mais pas de direction entrepreneuriale. Ces éléments figurent dans la présentation du nouveau tour de table de Verpack.

Dans une publication du 3 octobre 2026, Aldebaran rapporte un investissement compris entre 20 et 30 millions d’euros et une valorisation supérieure à 50 millions. Une dette dépassant 20 millions d’euros accompagne la transaction. BNP Paribas l’arrange avec LCL et Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté, pour un levier proche de trois fois l’EBITDA, selon cette publication consacrée au financement de l’opération.

Ces montants décrivent le financement du rachat. Ils ne constituent pas, à eux seuls, une enveloppe d’investissement industriel annoncée. Pour les dirigeants d’ETI, cette distinction importe : renouveler l’actionnariat et financer les capacités de production restent deux dimensions différentes du projet.

Gagner en souplesse industrielle avant de grandir

Verpack a réalisé 55 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et vise 60 millions en 2026. L’objectif représente une progression d’environ 9 %. Toutefois, il reste une prévision, et non un résultat acquis.

La feuille de route associe structuration du groupe, optimisation industrielle et développement commercial. Aldebaran évoque notamment la parfumerie de niche, ainsi que l’Italie et la Suisse. Des acquisitions pourraient ouvrir de nouveaux marchés ou compléter le portefeuille français, selon sa présentation des axes de développement de Verpack.

L’analyse stratégique est claire : la croissance externe ne constitue pas l’unique moteur envisagé. L’amélioration de l’outil existant doit également soutenir la performance. Pour cette ETI multisite, le projet pose donc une question concrète : comment gagner en réactivité tout en conservant les exigences de qualité du haut de gamme ?

Une ambition européenne, sans acquisition annoncée

Aldebaran affiche l’objectif de construire un acteur européen du packaging haut de gamme. Néanmoins, les communications consultées ne désignent aucune cible d’acquisition ni calendrier de réalisation. À ce stade, l’expansion internationale demeure une orientation stratégique. La prochaine étape consiste à traduire cette ambition en progrès industriels et commerciaux mesurables, tout en préservant le contrôle familial.

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